La durée de l’examen pratique du permis de conduire est fixée à 35 minutes et se déroule en plusieurs phases. En plus des manœuvres obligatoires, de la conduite guidée et des deux questions, le candidat devra réussir une épreuve de conduite autonome.
Comment se déroule la phase de conduite autonome lors du permis de conduire ?
Contrairement à l’épreuve de conduite guidée, qui dure environ 25 minutes, lors de la phase de conduire autonome, l’inspecteur n’intervient pas auprès du candidat en lui adressant des consignes. En effet, cette phase consiste à demander à l’apprenti conducteur de suivre un itinéraire, ou de se diriger vers un lieu précis. Aussi, dès l’annonce de l’expert, il faudra faire preuve d’autonomie pendant 5 minutes.
Tout au long de cet itinéraire, il devra rechercher la signalisation et les indices utiles à son déplacement, mais également détecter les changements de direction à réaliser et déclencher par lui-même l’enchaînement des actions de conduite.
En résumé, c’est un peu comme s’il obtenait son permis de conduire pendant un court instant et qu’il devrait réaliser son premier trajet en tant que conducteur.
À quoi sert la phase de conduite autonome ?
Durant la phase de conduite autonome, le candidat doit démontre à l’inspecteur sa capacité à se diriger seul dans la circulation tout en maintenant le niveau de ses compétences.
- D’après l’Art. 20. − de l’arrêté modifié du 19 février 2010 alinéa 4.
« Pendant la phase de conduite effective, le candidat est placé en situation d’autonomie pendant environ 5 minutes. Cet exercice, qui peut être fractionné, consiste pour le candidat à suivre un itinéraire ou à se rendre vers un endroit préalablement défini par l’expert(e) ».
Autre fait important, l’une des deux manœuvres est à l’initiative du candidat. Pour cela, il doit être capable de choisir une manœuvre et/ou l’emplacement pour la réaliser, tout en maintenant également le niveau de ses compétences.
- D’après l’Art. 25. − de l’arrêté modifié du 19 février 2010 alinéa 3
« Le choix de l’une des deux manœuvres est à l’initiative de l’expert, qui détermine le moment où elle intervient et décrit au candidat son cadre de réalisation. Le choix de l’autre manœuvre et/ou de l’endroit pour la réaliser est laissé à l’initiative du candidat. »
Les critères d’évaluation
Voici sur quoi porte l’évaluation de la conduite autonome :
- la capacité du candidat à suivre seul un itinéraire
- la capacité à se diriger vers un lieu précis en utilisant la signalisation
- la capacité à trouver un emplacement pour réaliser une manœuvre
L’instructeur évalue chacune de ces compétences selon une approche à trois niveaux :
- Une compétence correctement restituée entraîne la note de 1
- Une compétence restituée partiellement et/ou de façon irrégulière entraîne la note de 0,5
- Une compétence non restituée ou restituée de façon insuffisante entraîne la note de 0.
Dans tous les cas, l’évaluation doit tenir compte du niveau de difficulté des situations rencontrées afin d’être la plus objective possible.
Cas exceptionnels et erreurs
Tout comme la météo, il n’est pas toujours possible de connaître par avance les conditions de trafic ou tout simplement de prévoir les embouteillages, les erreurs de parcours ou encore l’absence ponctuelle de signalisation. De ce fait, en fonction des difficultés éventuelles, l’instructeur pourra ajuster le déroulement de l’épreuve. Ainsi, il pourra remettre en place un guidage plus directif du candidat, ou encore fractionner la phase de conduite autonome.
Lors de la phase de conduite autonome, il est essentiel de garder à l’esprit que certaines erreurs commises pendant la conduite sont éliminatoires. Par exemple le non-respect d’un stop ou d’un feu rouge, ou encore l’intervention de l’inspecteur sur le volant ou les pédales.